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    Sociétés

    Céder ses parts : calcul et fiscalité de la plus-value

    L'équipe Teradion29 mai 20266 min de lecture

    Vendre les parts ou actions de sa société, c'est souvent l'aboutissement de plusieurs années de travail. Mais la plus-value réalisée — la différence entre le prix de vente et le prix d'acquisition — est imposable. Selon votre situation, plusieurs régimes et abattements changent radicalement ce qu'il vous reste au final.

    Plus-value = Prix de cession − Prix d'acquisition (− frais)

    C'est cette plus-value nette qui sert de base à l'imposition, pas le prix de vente total.

    Le régime par défaut : la flat tax

    Pour les titres de sociétés à l'IS, la plus-value est en principe soumise au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 % (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux). Une option pour le barème est possible, avec d'éventuels abattements pour durée de détention sur les titres anciens.

    Sur 100 000 € de plus-value : impôt à payer (€, indicatif) 📊

    Le dispositif d'abattement pour départ à la retraite du dirigeant peut fortement réduire l'imposition.

    Flat tax (PFU 30 %)Dirigeant en retraite07500150002250030000

    Les dispositifs qui allègent l'imposition

    📅

    Abattement pour durée

    Pour les titres acquis avant 2018 et imposés au barème : abattement croissant avec la durée de détention.

    👴

    Départ en retraite

    Le dirigeant qui cède en partant à la retraite bénéficie d'un abattement fixe (jusqu'à 500 000 €) sur la part IR, sous conditions.

    🔄

    Apport-cession

    Réinvestir via une holding peut permettre de reporter l'imposition (régime de l'article 150-0 B ter), sous conditions strictes.

    Les prélèvements sociaux restent dus

    Même avec un abattement total sur l'impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux (17,2 %) s'appliquent généralement sur la plus-value. L'abattement retraite ne les efface pas.

    Bien préparer sa cession

    1

    Calculer la plus-value

    Prix de cession − prix d'acquisition − frais. Reconstituer le prix d'acquisition est parfois délicat.

    2

    Identifier les abattements

    Durée de détention, départ en retraite : vérifier l'éligibilité, qui dépend de conditions précises.

    3

    Choisir flat tax ou barème

    Comparer les deux selon votre situation globale et l'ancienneté des titres.

    4

    Anticiper avec un conseil

    L'apport-cession et les abattements se préparent en amont, pas le jour de la vente.

    Check-list cession de titres

    La fiscalité de la cession de titres se joue souvent en amont : ancienneté des titres, départ en retraite, montage en holding. Bien préparée, une cession peut voir son imposition fortement réduite ; improvisée, elle subit la flat tax pleine. C'est l'un des moments où l'anticipation avec un expert-comptable rapporte le plus.

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